La start-up française Gourmey a annoncé le 14 juillet avoir levé 10 M$ auprès de plusieurs sociétés de capital-risque européennes et internationales. Plusieurs investisseurs sont cités par Gourmey dans un post LinkedIn : Point Nine, Air Street Capital, Heartcore Capital et Partech. Gourmey remercie également à cette occasion les équipes de Bpifrance, Big Idea Venture, Eutopia, Ataraxi VC et Beyond Impact.
Gourmey, qui travaille depuis deux ans à mettre au point un foie gras en cultivant des cellules de canard en laboratoire, veut développer de la viande cellulaire de poulet, de dinde et de canard. Grâce à sa levée de fonds, la jeune pousse va installer dès cette année un atelier de production de 1 000 m2 à Paris pour produire son foie gras de culture. Il va aussi étoffer son équipe, qui compte actuellement une vingtaine de personnes.
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Issue du Génopole d’Evry, Gourmey ambitionnerait de commercialiser ses produits à partir de 2022, mais pas en Europe, bien que ce soit le premier marché mondial pour le foie gras. « Nous regardons plutôt les marchés étrangers, où le contexte réglementaire est un peu plus avancé et où il existe un immense appétit pour les alternatives cellulaires », explique l’un des fondateurs Nicolas Morin-Forest au site spécialisé Sifted, qui cite notamment l’Asie et les Etats-Unis comme marchés potentiels.
« Désormais, notre défi principal c’est l’industrialisation à grande échelle de notre production et la réduction des coûts », relève Antoine Davydoff, co-fondateur de Gourmey. Selon Nicolas Morin-Forest, cité dans le New York Times, le foie gras de laboratoire de Gourmey coûte moins de 1 000 euros le kilo.