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Un billard à dix bandes, un jeu de chaises musicales, un jeu d’échec politique… voilà comment on peut caractériser la formation d’un gouvernement, qu’il soit de gauche ou de droite. Plus les courants politiques sont nombreux, plus les partis et les lobbys ont leur mot à dire et plus les équilibres sont difficiles à trouver. L’un ne fait plus partie des pressentis la veille, qui revient dans la course le lendemain. L’autre se voit appelé une heure avant l’annonce officielle du gouvernement alors qu’il n’y croyait plus trois heures avant. L’une est déplacée d’un portefeuille à l’autre ce qui laisse une place libre où on met celui qui s’était cru ailleurs, etc. C’est un peu ainsi que se constitue un gouvernement.
Pas question, dans ces conditions, de tirer des conclusions sur le sens de telle ou telle nomination. Une chose est sûre pourtant : lorsqu’il lui était demandé quel était le profil idéal pour un ministre de l’agriculture, François Hollande répondait : « Le ministre de l’Agriculture doit d’abord connaître le métier et le travail de nos exploitants (…) Il doit bien connaître les mécanismes européens pour être le ministre idéal. »
Stéphane Le Foll correspond plutôt bien à ce profil. Les syndicats agricoles, d’ores et déjà, ont un a priori positif. Mais la feuille de route est lourde. Réforme de la Pac, compétitivité, environnement, revenu agricole, progrès techniques… il faudra une sacrée volonté et une capacité à s’entourer des meilleurs pour relever le défi n°1 : que l’agriculture française entre, à l’aise, dans l’ère de la nouvelle Pac, celle des filières agricoles et alimentaires et de la capacité à jouer leur rôle sur la planète. Si Stéphane Le Foll ne doit pas décevoir, c’est pour que l’agriculture joue son rôle dans le redressement économique de la France.
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