Grâce à une météo plus favorable et au développement des petits formats, les ventes de glaces en grande distribution ont progressé de 3,2% en valeur pour atteindre 855 millions d’euros. Le bio et les nouveautés seront les leviers de la croissance en 2018.
L’Association des entreprises des glaces qui regroupe les huit plus grands fabricants français* aborde l’année 2018 sous de bons auspices. L’année passée s’est bien déroulée avec des ventes dynamiques en hausse de 3,2% en valeur pour atteindre 855 millions d’euros dans les hypermarchés et les supermarchés selon les données de Nielsen.
C’est nettement mieux qu’en 2016, une année de recul (-0,9%), mais en regardant sur les sept dernières années, les ventes restent toutefois bien orientées puisqu'elles étaient de 717 millions d’euros en 2010. Sans tenir compte des bûches qui sont en recul, le marché des glaces sur l’ensemble des circuits de distribution (HM, SM, proxi, drive et SDMP) reste très bien orienté avec des ventes sur 12 mois (à fin février) à 1,08 milliard d’euros (+4,7%) et à 223,3 millions de litres (+1%).
« La météo a un effet déterminant puisque plus des trois quarts des ventes se déroulent entre avril et mi-septembre », explique Esther Kalonji, déléguée générale de l’Association des entreprises des glaces. Or, le printemps et l’été 2017 ont été marqués par des durées d’ensoleillement et des températures supérieures à la même période de 2016. L’offre a aussi joué un rôle avec 13,8% des ventes venant des 65 innovations, générant 68 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est moins qu’en 2016, mais le rendement par innovations est supérieur à l’année précédente. Deux innovations se détachent en 2017 : les bâtonnets M&M’s (3,4% de taux de pénétration, 4,9 millions d’euros sur les six premières périodes de lancement) et les pots Magnum (1,9% de pénétration, 4,1 millions d’euros).
Les pistes pour 2018 : mini formats, bio, la proxi et le drive
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En 2018, les industriels vont chercher à amplifier les tendances à l’œuvre l’année dernière. Deux circuits sont particulièrement dynamiques : la proximité où se fait près d’une vente sur dix, dont le chiffre d’affaires des glaces est en croissance de 7,9%, et surtout le drive, encore petit avec 4,7% des ventes, mais qui progresse de 20,8%. Les consommateurs apprécient tout particulièrement les petits formats : ainsi les minis ont vu leurs ventes progresser de 25%, les pots de 13,6% et les bâtonnets de 8,7%. Grâce en partie à des volumes importants vendus sous promotions, environ 30%, voire plus pour les pots et les barres (plus de 35%).
Selon l’association professionnelle, l’offre en glaces bio est un levier que les industriels pourraient encore davantage activer cette année. Le secteur est encore marginal avec seulement 4,1 millions d’euros en 2017, mais la progression des ventes atteint 110% Or, la marge de manœuvre est importante avec une part de marché des glaces bio de 2,5%, une offre limitée (3,4 références de glaces bio en hypermarchés contre 230 références conventionnelles en hypermarchés) et six supermarchés sur dix qui n’ont même pas d’offre de glace biologique. Ces produits offrent, de surcroît, une rémunération plus importante avec des prix supérieur de 22% la moyenne des glaces.
* L'Association des entreprises des glaces, née en 2016 de la scission avec les Entreprises des glaces et surgelés (EGS) regoupe 8 grandes entreprises (General Mills, Unilever, Antilles Glaces, Thiriet, Ysco, Délices du Valplessis, R&R et Nestlé), 70% des ventes du secteur et 10 usines.