FranceAgriMer a revu à la baisse le 9 juin son estimation des stocks de maïs fin 2020-2021 à un niveau « historiquement bas », sous l’effet de la demande en alimentation animale et à l’export. « C’est extrêmement tendu », a souligné en visioconférence Marion Duval, adjointe au chef de l’unité Grains et sucre : 1,8 Mt de maïs (contre 1,9 Mt annoncées en mai) est prévu au terme de la campagne en cours. Les disponibilités au 1er mai chez les OS (organismes stockeurs) sont « au plus bas depuis le début des années 2000 », d’après elle. Entre les stocks détenus par les collecteurs (2,77 Mt) et ceux en dépôt (573 000 t), il reste 3,35 Mt pour tenir jusqu’à la prochaine récolte en septembre/octobre. Des chiffres qui constituent « un vrai marqueur de la forte tension sur le bilan du maïs », a insisté la spécialiste. La demande des fabricants d’aliment du bétail reste élevée, à 3,2 Mt (+50 000 t par rapport à mai), dans un contexte de faibles disponibilités en céréales à paille et malgré une compétitivité amoindrie par la flambée des prix. Une situation liée à d’importants flux d’approvisionnement local, dans des zones ayant eu de bonnes récoltes en maïs et où de gros industriels sont implantés. Autre poste d’utilisation, l’export vers l’UE est encore rehaussé, à 4,1 Mt (+160 000 t) sur 2020-2021.
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Les stocks de céréales à paille sont aussi très faibles, après une mauvaise récolte l’an dernier. FranceAgriMer révise pourtant à la hausse le stock de blé tendre, à 2,7 Mt (contre 2,6 Mt en mai) fin 2020-2021. Le bilan n’en demeure pas moins « très tendu », avec notamment un courant d’affaires qui a rebondi à destination du nord de l’Europe et fait grimper l’export vers l’UE à 5,9 Mt (+190 000 t par rapport au mois dernier). En orge, l’établissement national table sur un stock de fin de campagne à 1,1 Mt (+36 000 t), d’où une situation également « tendue ».