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Grande distribution : la santé et l’écologie « très peu » prises en compte

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La grande distribution ne prend « pas encore ou très peu en considération les enjeux écologiques et de santé publique », malgré quelques « progrès », déplore une étude du Réseau Action Climat (RAC), le 12 mai. L’ONG a compilé des données de plus de 200 supermarchés et classé les principaux distributeurs (Leclerc, Carrefour, Intermarché, Monoprix, Coopérative U, Auchan…) selon trois critères : transparence, engagements, promotion d’une alimentation durable. Le rapport souligne que « la viande et les produits carnés ultra-transformés restent fortement surreprésentés au détriment des aliments végétaux de qualité » dans les rayons comme parmi les promotions. « La proportion de plats préparés sans viande ni poisson se maintient à un niveau bien bas de 8 % », comme dans la première édition de l’étude en 2023, et « la quasi-totalité des enseignes n’a pas encore traduit ses objectifs de transition alimentaire et écologique dans ses pratiques commerciales ».

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Contrairement à 2023, trois enseignes dépassent la moyenne lorsque les trois critères sont agrégés : Carrefour (12,5/20), Monoprix (12) et Coopérative U (10), tandis que Leclerc et Aldi sont en queue de classement (4,5 et 2). Des progrès surtout le fruit d’un effort « sur la transparence », précise à l’AFP Benoît Granier, coordinateur de l’étude. Aujourd’hui « en retard » par rapport aux autres pays d’Europe, les distributeurs français manquent selon lui de « projet cohérent » de la part des pouvoirs publics, nécessaire pour « rendre les changements possibles ». Le RAC, qui s’est entretenu avec de nombreux dirigeants de la plupart des grands distributeurs (sauf Leclerc et Aldi), en conclut que ces derniers « reconnaissent » le besoin de construire « collectivement » des « règles du jeu et des objectifs communs pour transformer le secteur agroalimentaire ».

Carrefour, Monoprix et Coopérative U ont la moyenne