À l’heure des semis de printemps, les agriculteurs mettent en place les ZNT (zones de non-traitement) instaurées par un arrêté et un décret parus le 29 décembre au Journal officiel. Elles peuvent être cultivées mais ne doivent pas être traitées, souligne-t-on à Arvalis. Dans les faits, leur mise en jachère semble « probable » en grandes cultures, d’après l’institut. La coopération agricole est plus catégorique. Ces ZNT sont « impropres à la production », explique Antoine Hacard, président du pôle Métiers du grain et aussi à la tête du conseil d’administration de la coopérative marnaise Cérèsia. Ne disposant d’aucun produit désherbant, fongicide ou insecticide, le céréalier ne va pas cultiver de telles bandes de 3 mètres, selon lui. Il risque de voir les adventices salir le reste de la parcelle et contaminer la récolte. Depuis le 1er janvier, une distance de 5 mètres est instaurée entre les zones d’épandage de phytos et les « zones attenantes aux bâtiments habités et aux parties non bâties à usage d’agrément contiguës ». La mesure s’applique à compter du 1er juillet pour les cultures ensemencées cet hiver. Dans le cadre de chartes d’engagement, et à l’exception des produits les plus préoccupants, la limite peut être réduite à 3 mètres « à condition d’avoir recours à des matériels de pulvérisation les plus performants ». Une condition « assez facile » à remplir, selon Antoine Hacard : « Ce n’est qu’un jeu de buses (antidérive, NDLR) à changer » et une part significative des agriculteurs en sont déjà équipés.
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Des surfaces « impropres à la production »