L’administration Trump a autorisé à nouveau le 6 février l’utilisation du pesticide dicamba, pulvérisé sur les cultures de coton et de soja génétiquement modifiées, suscitant une vive réaction de la part des ONG y compris au sein du mouvement Make America Healthy Again du ministre de la Santé Robert Kennedy Jr. « Cette décision répond directement au plaidoyer vigoureux des producteurs américains de coton et de soja, en particulier ceux de la Cotton Belt, qui ont clairement et constamment fait part des défis critiques auxquels ils sont confrontés sans cet outil pour lutter contre les mauvaises herbes résistantes dans leurs cultures », a déclaré l’agence de protection de l’environnement (EPA) dans un communiqué. En 2020 et 2024, la justice fédérale a invalidé les autorisations précédentes accordées par l’EPA pour cet herbicide controversé. Un motif d’inquiétude persistant concernant le dicamba est la « dispersion » : lorsque le produit chimique se volatilise sous l’effet d’une chaleur intense, il peut se propager sur des kilomètres, empoisonnant d’autres exploitations agricoles, des jardins privés ainsi que des arbres et des plantes. La décision de justice de 2020, qui a initialement annulé l’autorisation du dicamba, a conclu que celui-ci avait causé des dommages sur des millions d’hectares et « déchiré le tissu social de nombreuses communautés agricoles ».
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AFP