Lors d’une visioconférence tenue le 23 octobre, le géant des produits phytopharmaceutiques BASF a déploré une baisse du chiffre d’affaires de son activité française protection grandes cultures, passant de 1,68 Md€ à 1,66 Md€. « Nous avons une baisse de nos marges opérationnelles […] Beaucoup de défis se présentent face à nous : forte concurrence, instabilité géopolitique, volatilité des prix des cultures, notamment les céréales, engendrant des difficultés pour les agriculteurs, risques réglementaires, etc. », justifie le directeur général de la branche française Jean-Jacques Pons. Afin de rebondir, la division agriculture de BASF mise sur l’innovation (le digital, les biosolutions, les nouveaux produits phytosanitaires etc.) et la transition écologique. « Nous espérons une croissance du chiffre d’affaires de BASF à hauteur de 10 % à 15 % à horizon 2035 », précise Jean-Jacques Pons. Cette croissance pourrait être, par exemple, portée par le développement de blé hybride, prévu pour la fin de la décade. À plus court terme, BASF espère obtenir, sinon une homologation, une dérogation pour son herbicide contre le vulpin et le ray-grass sur blé et orge, le Luximo (à base de cinméthylin) durant la campagne 2026-2027.
Au niveau mondial, BASF a fait état le 29 octobre d’une légère baisse de son résultat d’exploitation (Ebitda) au troisième trimestre 2025, compte tenu de la faiblesse de la demande mondiale dans le domaine de la protection des plantes, et des effets de change défavorables. L’Ebitda s’est établi à 1,5 milliard d’euros, contre 1,6 milliard un an plus tôt, en subissant la baisse des prix et la faiblesse du dollar, du yuan et de la roupie indienne, a indiqué le groupe dans un communiqué. Le bénéfice net a chuté de 40 % sur un an, à 172 millions d’euros.
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BASF France vise une croissance du chiffre d’affaires de 10 % à 15 % en 2035
KC