« En 2023, les surfaces de maïs grain sont au plus bas depuis plus de 30 ans, celles de tournesol au plus haut depuis 25 ans », prévoit le service de statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste) dans une note de conjoncture parue le 16 mai. Les surfaces de maïs grain – y compris semences – sont estimées à 1,3 Mha, soit environ 100 000 ha de moins qu’en 2022 et 200 000 ha de moins que la moyenne 2018-2022. « Pour la première fois depuis trente ans, la sole de maïs serait donc en deçà de 1,4 Mha », souligne le ministère. Hormis en Bretagne, où les surfaces seraient en légère hausse de 4 %, la baisse est générale. Elle est particulièrement marquée en Pays de la Loire (-17 %) et en Occitanie (-11 %). « Cette première estimation des surfaces de maïs pour l’année 2023 reflète les arbitrages réalisés par les agriculteurs en défaveur de cultures exigeantes en eau durant l’été. Au risque climatique s’ajoute celui des prix : [ceux] des engrais et du gaz restent élevés tandis que celui du maïs chute depuis quelques mois », précise le ministère. Les semis ne sont néanmoins pas terminés : au 1er mai 2023, 59 % des semis étaient réalisés, contre 81 % en 2022, selon le rapport Céré’Obs.
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Au contraire, les surfaces de tournesol, elles, progresseraient de 0,8 % sur un an pour atteindre 0,9 Mha, et seraient supérieures de 24,2 % à la moyenne 2018-2022. « Un record depuis la fin des années 1990 », selon le ministère, qui précise que les semis de tournesol sont en cours et estimés à 868 milliers d’ha. À l’exception du Sud-Ouest, où les surfaces diminueraient légèrement, toutes les régions voient leurs surfaces de tournesol augmenter (+3 % en région Centre et dans le Grand-Est, +7 % dans les Pays de la Loire).