Le groupe coopératif Vivescia a lancé son programme pour une agriculture bas carbone le 8 septembre, à Châlons-en-Champagne. Baptisé Transitions, il aide les agriculteurs à changer leurs pratiques culturales (assolements, engrais, cultures intermédiaires…) en leur offrant une rémunération « complémentaire » annuelle, à la fois incitative et pour « dé-risquer » les aléas potentiels des débuts. « Ce sont des rémunérations conséquentes, puisqu’elles représentent, selon le niveau de performance de l’agriculteur, entre 100 et 150 euros de l’hectare sur 80 à 90 % de la ferme », a indiqué le président de Vivescia Christoph Büren. Les coopérateurs s’engagent pour trois ans et doivent se former aux nouvelles techniques agronomiques. Pour l’heure, 200 agriculteurs sont engagés pour la récolte 2024 et le groupe espère en convaincre 1 000 d’ici 2026. « On vise 100 000 ha et 500 000 t de grains en 2026 », a confié Valérie Frapier, directrice de la RSE chez Vivescia.
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Le programme, qui coûte « des dizaines de millions d’euros », est financé « à la grande majorité » par des apports privés, notamment des clients comme Avril et sa filiale Saipol, Roquette et Tereos. « On est sur une stratégie de résultat », a souligné Christoph Büren en ajoutant que les entreprises de l’aval « auront besoin de communiquer sur ces graines ou pratiques culturales qui permettent de décarboner et d’apporter plus de biodiversité ». Pour cela, les agriculteurs devront entrer leurs données brutes sur quatre indicateurs (durée de couverture des sols, % de carbone unifié ramené au sol, taux d’émission de GES, diversité dans le cadre de la certification environnementale CE2, CE2 + ou HVE) dans un outil de traçabilité développé avec la start-up WiUZ, a détaillé Valérie Frapier.