Souhaitant profiter de la brèche ouverte par la Commission européenne qui a proposé fin 2023 de revoir le statut de protection du loup dans l’UE, les ministres de l’Environnement roumain, slovaque et finlandais ont demandé le 25 mars, lors de la réunion du Conseil Environnement, à Bruxelles d’en faire de même pour l’ours. Ils souhaitent que soient « identifiées les populations d’ours bruns qui se trouvent dans un état de conservation favorable, permettant ainsi d’actualiser leur statut de protection en conséquence ». Ces populations d’ours bruns ont augmenté jusqu’à atteindre des niveaux stables (de 15 000 à 16 000 individus sur l’UE), en particulier la population présente dans les Carpates (Roumanie, Slovaquie et Pologne), qui comptent pour environ la moitié de la population ursine européenne, souligne un document préparé pour l’occasion. Ces pays voudraient aussi mettre à jour le document d’orientation sur une protection stricte afin d’accroître la flexibilité pour les États membres. La Roumanie indique avoir versé 6,2 millions d’euros de compensations au cours des six dernières années pour des attaques d’ours. La Commission européenne n’a pas l’intention, pour l’instant de répondre positivement à cette demande. Elle l’évaluera l’année prochaine sur la base des rapports sur la directive Habitats que lui remettront les États membres.
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