S’adressant au gouvernement, aux parlementaires, à la Commission européenne, la Coordination rurale a réclamé le 2 décembre des études d’impact sur la stratégie européenne « de la ferme à la table ». Il s’agit de « ne pas entraîner notre pays et l’Union européenne dans un chaos irréversible et d’un coût exorbitant, que ce soit sur le plan sanitaire, social, économique ou géopolitique », écrit-elle dans une lettre ouverte pointant du doigt le Green deal. Le syndicat met en doute l’existence dans l’UE de prospectives sur les conséquences des stratégies « de la ferme à la table » et « biodiversité ». Seul l’USDA (ministère américain de l’Agriculture), à sa connaissance, a mené une telle étude montrant que la production européenne chuterait, entre 7 et 12 %, et « les revenus des agriculteurs diminueraient de 16 % ». Inquiétude aussi par rapport au bouclage des négociations entre UE et Mexique sur un nouvel accord de libre-échange et sur « de nombreux autres traités (qui) se préparent en coulisses ». « L’atteinte des objectifs environnementaux couplés à celui de la souveraineté alimentaire de l’UE passe par la définition d’un cadre réglementaire et économique capable de mettre un terme à la concurrence déloyale du libre-échange et de garantir des prix rémunérateurs aux producteurs européens », plaide la CR.
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