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Green Shield veut lancer le traitement laser des bio-agresseurs d'ici 2 ans

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Tout s’accélère chez Green Shield Technology. Cette start-up lyonnaise, dont le fondateur François Gabriel Feugier avait déposé son brevet il y a déjà sept ans, devrait produire sa première maquette en septembre prochain, un an et demi après la première preuve de concept.

L’histoire s’est accélérée depuis que François Gabriel Feugier a rencontré en 2016 des chercheurs de l’Insa de Lyon qui ont cru dans son projet de traitement laser des bio-agresseurs et lui ont permis de passer rapidement du brevet à une preuve de concept.

Sur le papier le principe est simple : une caméra reconnaît un bio-agresseur (maladie, invertébré, adventice) par analyse d'image, et dirige sur ce dernier un spot laser, dont on augmente l’intensité pour l'éliminer. «L’avantage du laser, c’est qu’il a un spectre large d’applications», explique François Gabriel Feugier.

En pratique, il s’agit de développements de pointe. Green Shield  et quatre laboratoires (trois de l'Insa et Femto-ST) viennent de remporter un appel à projet ANR, qui leur permettra de financer leurs recherches jusqu’en 2021.

Cependant Green Shield  ne souhaite pas attendre si longtemps pour commercialiser ses solutions ; le traitement laser devrait être vendu d’ici 2 ans. Un tel module pourrait être monté sur tout type de machines ; Green Shield  ne précise pas comment ces modules seront commercialisés. On sait seulement que des tests seront conduits à la ferme urbaine lyonnaise.
En attendant le lancement du traitement laser, la start-up veut commercialiser d’autres services : elle prévoit d’ici l’année prochaine de proposer des services d’«intelligence», permettant de diminuer l'utilisation des produits phytos. François Gabriel Feugier ne souhaite pas être plus précis à l’heure actuelle. 

François Gabriel Feugier serait en contact avec de grandes entreprises à dimension internationale, sur différents secteurs d'activités en lien avec l’agriculture. L’utilisateur final visé reste l’agriculteur.

Pour l’heure, Green Shield ne souhaite pas lever de fonds. François Gabriel Feugier et son associé Jean-Pierre Plonquet prévoient de déposer de nouveaux brevets qui renforceront les actifs de la start-up, et retarderont autant que faire se peut le recours à des investisseurs privés extérieurs. Les deux associés devraient renforcer fortement leur équipe cette année : au moins quatre personnes supplémentaires sont attendues, deux ingénieurs et deux thésards.

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