L’organisation écologiste Greenpeace a demandé aux autorités russes début octobre d’assurer « plus de transparence » sur les autorisations et les emplacements des cultures d’OGM en Russie, où un produit sur six à base de soja est génétiquement modifié, selon les statistiques officielles.
Greenpeace dit avoir mené pendant deux ans une enquête dans les régions russes pour vérifier leur capacité à contrôler systématiquement la présence d’OGM dans les produits de consommation vendus en Russie.
« Une région russe sur neuf s’est avérée techniquement incapable d’assurer le contrôle des OGM, et la plupart des autres ne nous ont pas fourni les informations indispensables », a affirmé une représentante de Greenpeace, Natalia Oliferenko, lors d’une conférence de presse. « Dans certaines régions, comme celle de Moscou, Kalouga (sud de Moscou), Nijni Novgorod (Volga) ou Tcheliabinsk (Oural), la part des OGM atteint même 45 %», a-t-elle affirmé.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Au cours des cinq dernières années, la Russie a augmenté de 7 à 15 fois ses importations de produits contenant du soja, selon Greenpeace. « Mais la part des produits de soja dit propres (ne contenant ni herbicides, ni pesticides) est en Russie plus importante qu’en Occident et elle augmente d’année en année », selon Mme Oliferenko. Cinq régions du sud de la Russie, notamment celle de Belgorod, de Krasnodar ou de Stavropol, développent actuellement l’industrie de ce soja « propre ».