Dans un rapport paru le 30 novembre, Greenpeace demande l’interdiction de la publicité pour la viande dans « les espaces publics (possédés, gérés, loués ou organisés par les pouvoirs publics) », ainsi que les publications « diffusées dans les institutions publiques (notamment les ouvrages scolaires) ». L’ONG demande aussi l’arrêt du « financement public » des campagnes visant à « promouvoir et augmenter la consommation de viande et de produits laitiers », afin de flécher ces fonds vers les produits végétaux. Elle s’adresse par ailleurs aux distributeurs, les enjoignant de cesser « la publicité et les offres promotionnelles » sur la viande et les produits laitiers.
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Dans ce rapport rédigé avec l’aide de sept sémioticiens, Greenpeace dissèque les publicités de 51 marques de produits carnés dans six pays européens (France, Pologne, Espagne, Danemark, Allemagne et Suisse). Certaines sont portées par des acteurs privés (Bigard, LDC, Madrange, Herta, Fleury Michon), d’autres par des institutions (Label rouge, Interbev, APVF). Selon l’ONG, les publicités pour la viande véhiculent sept « mythes » : écologie, santé, virilité, place des femmes, identité nationale, convivialité et liberté. « Il est temps de limiter le marketing et la publicité en faveur de la viande et des produits laitiers, de freiner leur consommation et de mettre un terme aux impacts négatifs que leur consommation excessive fait peser sur la santé des personnes et de la planète », conclut Greenpeace. Tout en rappelant que « d’autres secteurs connus pour leurs conséquences néfastes sur la santé, tels que l’alcool, le tabac, la malbouffe ou le sucre, sont déjà réglementés ».