La Confédération paysanne et le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef) ont appelé leurs adhérents à rejoindre la grève nationale interprofessionnelle du 18 octobre, dans deux communiqués distincts. La Conf’estime qu’au-delà du sujet actuellement brûlant de l’inflation, « ni les lois Egalim 1 et 2 […] ni la réouverture des négociations commerciales » ne permettent aux agriculteurs de « vivre de [leur] travail ». Elle déplore « l’incapacité de l’État et des entreprises de l’agroalimentaire et de la distribution à répartir les profits ou super-profits » et exige une « revalorisation » des revenus et des salaires. Même chose du côté du Modef, qui affirme que 18 % des ménages agricoles vivent sous le seuil de pauvreté. Le Modef regrette que l’exécutif « n’intervienne que pour protéger les intérêts des puissances de l’argent. À l’inverse, lorsque notre syndicat demande une intervention d’urgence sur les marchés ainsi que l’encadrement des marges, le gouvernement répond absent ! », lâche le mouvement présidé par Pierre Thomas.
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