Dans une série d’avis scientifiques publiés le 16 octobre, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) adresse des conseils aux autorités nationales pour renforcer leur préparation face à la grippe aviaire. L’une des principales recommandations consiste à signaler les oiseaux aquatiques trouvés morts aux autorités vétérinaires locales, en particulier pendant la saison de la grippe et de procéder à des tests pour détecter la grippe aviaire chez les oiseaux aquatiques d’élevage – canards, oies – qui peuvent facilement entrer en contact avec des oiseaux sauvages et propager ainsi le virus. Les agriculteurs et les éleveurs de volailles devraient adopter des mesures de gestion appropriées pour renforcer la biosécurité afin d’empêcher un contact direct entre les oiseaux sauvages et les volailles – grâce à la pose de filets ou en maintenant les volailles à l’intérieur des bâtiments pendant les pics de grippe – et à éviter le déplacement d’animaux entre les exploitations, soulignent également les experts.
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Des cas ont déjà commencé à être découverts. Un foyer de grippe aviaire faiblement pathogène a été détecté aux Pays-Bas dans un élevage de poules pondeuses, dont les 42 000 animaux ont été abattus, a fait savoir le gouvernement néerlandais le 13 octobre. En France, un cas similaire avait été détecté fin septembre avec un foyer de grippe aviaire faiblement pathogène H5N3 qui s’était déclaré dans un élevage du Maine-et-Loire et avait conduit à l’abattage de 8 500 dindes. La France a d’ailleurs relevé le niveau de risque, de « négligeable » à « modéré » dans trois départements suite à la découverte de plusieurs cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans l’avifaune sauvage des pays limitrophes de la France, notamment en Suisse.