La Commission européenne a adopté, le 10 août, de nouvelles règles harmonisées visant à prévenir l’introduction du virus de la grippe aviaire dans les élevages de volailles par contact avec des oiseaux sauvages infectés. Ces dispositions se fondent sur l’avis scientifique rendu fin 2017 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) (1). « Cette décision renforcera la capacité des États membres à faire face aux situations de crise, tout en offrant la flexibilité requise, reposant sur une approche moderne basée sur le risque », souligne Bruxelles.
Afin de prévenir les contacts et la transmission du virus de la grippe aviaire entre les oiseaux sauvages infectés et les volailles d’élevage, les États membres doivent interdire certaines activités dans des zones dites « à haut risque ». Ils doivent identifier ces zones sur leur territoire sur la base de l’évaluation des facteurs de risque d’introduction et de propagation du virus en identifiant l’emplacement des fermes d’élevage de plein air à proximité des zones où les oiseaux migrateurs sauvages se rassemblent. Dans ces zones à haut risque, les États membres doivent interdire l’élevage de canards et d’oies conjointement avec d’autres espèces de volailles, l’élevage de volailles en plein air, le rassemblement de volailles et d’oiseaux captifs sur les marchés et les foires ainsi que certaines pratiques de chasse spécifiques. Mais, à la suite d’une évaluation approfondie des risques, les États membres peuvent adapter ces mesures à l’évolution de la situation sanitaire et aux systèmes locaux de production avicole.
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(1) Voir n° 3615 du 23/10/2017