Le comité central d’entreprise (CCE) de Yoplait accuse la direction d’avoir commis un « délit d’entrave » en faisant connaître son projet de fermeture de l’usine de Ressons, dans l’Oise (225 salariés) avant d’en aviser le CCE. Dans une motion votée le 3 juillet au siège à Boulogne sur Seine, le CCE a annoncé son intention de déposer un recours en référé devant le tribunal de grande instance de Nanterre.
« La direction a décidé unilatéralement de modifier l’ordre du jour du CCE pour que nous abordions les volets du livre IV (information) et III (consultation) du code du travail d’un plan de sauvegarde de l’emploi !», s’est indigné Thierry Renaudin, délégué central CGT de Yoplait, qui dénonce un « délit d’entrave » commis par la direction lors de son annonce à la presse le 22 juin de fermer son site de Ressons. La direction aurait, selon lui,« contourné les syndicats en informant les salariés par petits groupes avant de nous en parler ». Le responsable CGT a annoncé qu’il allait appeler les salariés à des débrayages, notamment sur les quatre sites de production de Yoplait.
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« Nous contestons absolument » l’accusation de délit d’entrave, a indiqué Pierre Perrin, directeur des opérations Monde de Yoplait, en ajoutant que la direction allait « continuer la procédure». « Nous avons proposé (aux syndicats) un accord de méthode qu’à ce stade ils rejettent», a-t-il affirmé, précisant que les prochains CCE sont prévus « aux alentours du 22 ou 24 juillet ».
1. Cf Agra alimentation n° 1936 du 29.06.06 p. 17