Trois acteurs du secteur agricole français (la coopérative NatUp, l’assureur Groupama et le groupe Bioline-InVivo) ont annoncé le 22 novembre le lancement de Protélis, un service destiné à favoriser l’épargne de précaution des agriculteurs pour faire face aux aléas climatiques ou de marché. Ce service s’appuie notamment sur la déduction pour épargne de précaution (DEP). Cette mesure fiscale mise en place par la loi de finances 2019 permet à un agriculteur de déduire une partie de son revenu imposable annuel pour se constituer une épargne de précaution. Déployé auprès des coopératives agricoles, Protélis propose aux agriculteurs adhérents de gérer leur épargne sur un compte individuel au sein de leur coopérative, après la signature d’un contrat pluriannuel avec cette dernière. Le service est indexé sur l’évolution des prix du marché et permet à l’agriculteur d’épargner lorsque la moyenne annuelle est supérieure à la moyenne historique, ou au contraire d’accéder rapidement à son épargne en cas de moyenne basse.
Lancé le 1er juillet, Protélis a été proposé par la coopérative NatUp à ses adhérents en septembre. « Une centaine de contrats ont été signés », a indiqué Maxime Jouannin, le directeur de Protélis lors de la conférence de presse de lancement. Cinq autres coopératives (Sodiaal, EMC2, etc.) totalisant 25 000 agriculteurs, ont depuis proposé le service à leurs adhérents. Le service couvre aujourd’hui sept productions différentes (lait de vache, porc, blé, maïs, colza, pomme de terre et betterave sucrière) mais indique vouloir en couvrir « 15 fin 2020 ».
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« Nous nous sommes fixé l’objectif d’adresser le service à 25 coopératives d’ici 2020 », soit un potentiel de 100 000 agriculteurs, a précisé Maxime Jouannin. Parmi les filières visées, sont notamment citées le vin, le lin, le lait de chèvre ou les légumes. Les fonds placés sur Protélis ne sont « pas rémunérés », a indiqué Maxime Jouannin. Protélis se porte en revanche « caution de remboursement si jamais la coopérative ne peut pas rembourser », les fonds déposés étant « compris comme des fonds propres » pour la coopérative.
Objectif : 25 coopératives d’ici 2020