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Assurances climatiques Groupama lancera ses assurances socle cet automne

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L'assureur confirme qu'il lancera bien sa nouvelle offre d'assurances contre les risques climatiques cet automne. En remplacement des actuelles assurances multirisques climatiques (MRC), le nouveau dispositif sera composé d'une assurance socle subventionnée, d'options subventionnées (assurance de la qualité, ou franchise moins élevée) et d'options non subventionnées. Elles concerneront les grandes cultures, la viticulture, l'arboriculture et les prairies.

Groupama commercialisera son produit d'assurance-socle climatique à partir de l'automne 2015 (pour la récolte 2016) en grandes cultures, et au printemps 2016 pour la viticulture, l'arboriculture et les prairies, a annoncé l'assureur lors d'une conférence de presse, le 17 février. Le système actuel d'assurances multirisques climatiques (MRC) va être refondu, à la demande du ministère de l'Agriculture. À la place du système actuel à deux étages (assurance multirisque climatique subventionnée + options non subventionnées), Groupama proposera un système à trois étages (assurance socle subventionnée + options subventionnées + options non subventionnées). En grandes cultures par exemple, Groupama table actuellement sur assurance socle dont la prime nette (subventions retranchées) serait de 10€ par hectare, et une franchise serait fixée à 30%. Seule la quantité sera assurée par l'assurance socle, non plus la qualité comme dans le système d'assurances multirisques climatiques. Certaines options complémentaires pourraient être subventionnées par l'Etat, comme un niveau de franchise moins élevé ou une couverture de la qualité de la récolte.

Encore des arbitrages

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ministère de l'Agriculture
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Mais les détails de cette nouvelle assurance climatique ne sont pas encore fixés. Charge au ministère de l'Agriculture, en lien avec les organisations professionnelles, d'en arbitrer les contours finaux. C'est par exemple le réseau des chambres d'agriculture qui doit fournir prochainement des propositions de coûts de revient pour chaque production. « Nous accompagnons le développement de cette offre, mais ce n'est pas nous qui souhaitons démarrer en automne », explique Stéphane Gin, responsable de l'assurance agricole chez Groupama. Pour cette nouvelle formule, Groupama estime le besoin en subventions de l'État entre 450 et 650 M€ par an (viticulture, arboriculture, grandes cultures, prairies). Cela permettrait de couvrir 70% des surfaces assurables en France, le taux de pénétration minimum pour pérenniser l'offre, selon l'assureur. L'enveloppe annoncée par le ministère de l'Agriculture en juillet dernier, 100 M€ par an, pose question aux assureurs. Pour atteindre le taux de 70%, les assureurs souhaiteraient que les agriculteurs soient incités, et proposent par exemple de conditionner l'accès à la Dotation pour aléas (DPA) à la signature d'une assurance climatique.