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Restauration/Résultats Groupe Flo sûr de ses avantages compétitifs en temps de crise

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Groupe Flo a fait état d’un contexte de consommation dégradé lors de la présentation des résultats du premier semestre. Le groupe limite cependant la casse et entend poursuivre sa politique d’investissements sur ses enseignes phares et sa logique de contractualisation pour les approvisionnements.

Alors que la restauration indépendante souffre beaucoup de la crise, avec un recul de l’ordre de 10 % voire plus, Groupe Flo résiste plutôt bien. Au premier semestre, les ventes sous enseignes ont décliné de 1,2 % seulement (hors cession des mandats de gestion de Disney), à 272,5 M EUR (chiffre d’affaires groupe : 183,4 M EUR). À périmètre comparable toutefois, l’activité a ralenti partout sauf dans les Brasseries. Le résultat opérationnel courant perd 8 points, à 13,9 %, du fait de la hausse de la TVA, du ralentissement de l’activité, et du cours élevé des matières premières.
 
Un contexte de consommation qui se dégrade
« La consommation des ménages est un peu difficile. L’environnement est très maussade depuis août dernier, a commenté Dominique Giraudier, directeur général de Groupe Flo. La province est plus touchée que Paris, les centres commerciaux de qualité résistent mieux.
« L’érosion de la fréquentation du soir et du midi était homogène au second semestre 2012. Aujourd’hui, les clients boudent le restaurant le soir en semaine et ils ralentissent le week-end. La promotion marche très bien le midi, mais il ne faut pas pour autant tomber dans le discount. Le soir, c’est – 5 à – 10 % selon les enseignes, avec une légère amplification en fin de mois. On observe une forte sensibilité au prix. Le premier prix et le haut de gamme s’en sortent, c’est le cœur de marché qui souffre. Les clients suppriment l’entrée ou le dessert. Le menu tout compris marche très bien. Nous adaptons l’offre zone par zone. Hippopotamus a ainsi six zones de tarification différentes. Le système de fidélité rencontre un grand succès.
« Notre rentabilité se maintient alors que classiquement, la restauration est un modèle de volume », conclut-il. Dans ce contexte, le groupe n’a pas souhaité communiquer de prévision de chiffre d’affaires pour l’exercice en cours.
 
Rationalisation des investissements, du management et des achats
Groupe Flo poursuit la politique entamée : investissement sur la restauration à thème, recentrage sur les marques phares, programme de fidélisation, adaptation permanente du volume de personnel en fonction de la fréquentation et développement de la polyvalence du personnel. Sur les achats aussi, la démarche de contractualisation continue. « Nous sommes engagés dans un processus d’intégration de filière notamment bovine pour maîtriser nos approvisionnements, les quantités et le prix. Nous avons ainsi pris des parts dans une coopérative de Maine Anjou. Nous revoyons les cahiers des charges d’élevage pour adapter les bêtes à la consommation. Une entrecôte fait 280 g mais les portions que nous servons 250 g. Il nous faut des bêtes plus petites pour garder une bonne épaisseur à la tranche. Nous travaillons aussi sur d’autres partenariats. Un peu moins de 10 % de nos achats sont issus de partenariats, nous en avons aussi fait dans les huîtres par exemple. D’ici deux à trois ans, nous voulons arriver à 50%», explique Dominique Giraudier.

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