La France est en guerre, chacun en convient. Un pays en guerre doit avoir le maximum d’atouts pour la gagner, notamment sur le plan économique. Ne serait-ce que pour financer les dépenses publiques et permettre à ses ressortissants de supporter les charges et privations qu’une guerre entraîne. La notion d’union, ou d’unité, pour chaque filière économique, n’est pas, dans ce contexte, un vain mot. En particulier, les filières agricoles et alimentaires font-elles preuve de cette union qui permettrait d’en maximiser l’activité, d’atteindre le potentiel qu’on veut attendre d’elles ? Non.
Presque partout, mais dans les filières animales surtout, c’est la désunion. Des maillons de filière qui n’arrivent pas à s’entendre, des industriels qui font procès à leurs fournisseurs, des marchés qui ne fonctionnent pas, des acteurs affaiblis (transformateurs autant qu'agriculteurs), etc.
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La filière agricole et alimentaire ne joue pas suffisamment son rôle pour renforcer le pays. Chacun devrait en être conscient et prendre la responsabilité d’une sorte « d’union sacrée ». La France est en guerre et les filières alimentaires se livrent des guerres picrocholines pour reprendre le mot de Rabelais dans Gargantua, qui ne la servent pas.