Jean-Philippe Braud, à l’origine du site de e-commerce Gueule de joie, espère bien profiter du Dry January (consistant en une abstinence consentie lors du premier mois de l'année) pour mettre en lumière les vins, bières, cocktails et spiritueux sans alcool dont sa plateforme s’est fait une spécialité. Gueule de joie a débuté son activité par une campagne de financement participatif en don pour don en mai et a déjà écoulé 5000 bouteilles depuis. « Nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 20 000 euros au 2e semestre », explique-t-il. « Il s’agit pour l’instant d’un test grandeur nature qui nous permet de mieux appréhender ce marché totalement nouveau », poursuit le jeune chef d’entreprise.
Jean-Philippe Braud a eu l’idée de lancer son activité en constatant l’extension de l’offre de boissons contenant 0% d’alcool. « Gueule de joie propose le meilleur du sans-alcool », affirme-t-il. En clair, le cap est mis sur les petits brasseurs pour les bières ou les vins qu’on trouve plus rarement en grande distribution. Gueule de joie s’appuie sur un site de préparation des commandes à Nantes. En 2020, la start-up se fixe pour objectif de développer sa notoriété et sa visibilité en ayant recours, le cas échéant, à une levée de fonds dont le montant et l’échéance précise restent à déterminer.
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Parmi les boissons sans alcool, la bière a pris une longueur d’avance. Entre avril 2018 et avril 2019, il s’est vendu en grandes surfaces 111,3 millions d’euros de bière sans alcool, soit 31,8% de plus que lors de la période précédente. Le marché se développe rapidement mais reste encore limité par rapport à un marché total de la bière en GMS de 3,8 milliards d’euros. Quant aux vins sans alcool, la croissance des ventes en GMS est aussi soutenue : il s’est ainsi vendu pour 16 millions d’euros de vins effervescents sans alcool en 2018 (+3,7% sur un an) et pour 7,7 millions d’euros de vins tranquilles (+12,3% en un an).