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Interbev (interprofession bétail et viande) répond aux propos de Marine Le Pen qui affirme « ne pas être une menace pour la filière viande française ».
Dans une lettre ouverte datant du 29 février, Marine Le Pen affirmait ne pas être « une menace pour la filière viande française ». Interbev souhaite donc de nouveau « rectifier la désinformation entretenue par Mme Le Pen sur les chiffres énoncés concernant l’abattage rituel en Ile-de-France » dans un communiqué du 1er mars. Pour rappel, une plainte contre X sur le sujet de la vente de viande halal a été déposée par Wallerand de St Just, avocat et porte-parole de Marine Le Pen, le 23 février dernier. Et selon le FN (Front national), la plainte a été déposée « à la requête de deux associations, l’une de protection des consommateurs, l’autre de défense des animaux ». Pour sa part, « la filière viande française entend mettre fin à ce débat politique dont on ne mesure pas les conséquences économiques auprès des 250 000 éleveurs, 70 000 salariés des industries et plus de 50 000 bouchers de l’artisanat et de la grande distribution », a précisé Interbév.
Rectifier la désinformation
Et il ne s’agit plus seulement de « rectifier la désinformation » sur l’abattage rituel. De fait, Marine Le Pen affirme vouloir « apporter des solutions concrètes » concernant entre autres, la modernisation des abattoirs, le système d’étiquetage, le renforcement des taxes d’importation. Sauf que Marine Le Pen n’a pas mentionné que l’interprofession travaille sur ces questions depuis plusieurs années. « Le travail de modernisation des abattoirs est déjà entamé depuis de nombreuses années en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture », dit-on à l’interprofession. Concernant l’étiquetage, « la filière viande française a été à l’initiative de l’étiquetage de l’origine de la viande bovine, rendu ensuite obligatoire par la réglementation européenne ». Par ailleurs, Interbev précise que « les taxes à l’importation relèvent de décisions internationales multisectorielles dans le cadre de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) que l’Union européenne et le gouvernement français sont tenus de respecter ».
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