C’est un cri de joie qui ne plaira sans doute pas en Europe. Dans la synthèse trimestrielle publiée le 9 mars, l’agence Apex-Brazil indique que, tous secteurs confondus, les exportations brésiliennes mondiales ont atteint 286 milliards d’euros, « soit la valeur d’exportation annuelle la plus élevée jamais enregistrée par le Brésil ». Les flux vers l’Europe, se félicite l’agence de promotion, ont notamment « connu une hausse impressionnante de 32 % pour atteindre 30,8 milliards d’euros » pour l’ensemble de l’année 2021. Un record inédit depuis 2013.
Et le secteur agricole est loin d’être anecdotique dans cette réussite. « Du côté de l’UE, la demande était forte pour le soja, le café et l’huile », rappelle le communiqué de presse. Selon Apex, ce sont à la fois la hausse de production de 11 % de la production brésilienne de soja (135 Mt) et les cours soutenus des matières premières, qui ont entraîné « une hausse de 28 % des exportations en valeur vers l’UE pour atteindre 6 milliards d’euros ». Avec cette augmentation de 1,3 milliard d’euros sur un an, le soja serait même « le deuxième produit en termes de hausse d’exportation après les minerais métallurgiques ». Et à l’échelle française, pour le quatrième trimestre 2021, les exportations de soja vers la France ont de même augmenté de 30 % en valeur sur un an, pour atteindre 129 millions d’euros.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La balance commerciale avec le Brésil reste cependant plutôt favorable à l’Union européenne, comme le montrent les chiffres d’Apex. Tous secteurs confondus, en 2021, les importations européennes vers le Brésil ont ainsi, elles aussi, augmenté de 26 % pour atteindre 38,3 milliards de dollars. Après la Chine et les USA, l’UE est aujourd’hui le troisième partenaire commercial de Brazilia, fournissant près de 17 % des importations en valeur.