L’Elysée ne répond plus, du moins à Jean-René Buisson qui demande depuis un mois et demi un entretien avec le Président. D’où un sérieux changement de ton à la tête de l’Ania : « pris en sandwich entre les agriculteurs co-coonés par les pouvoirs publics, et les distributeurs, auxquels on prête attention à cause du pouvoir d’achat, nous au milieu, tout le monde s’en fout. Bruno Le Maire consacre 99,9% de son temps à l’agriculture et le reste seulement à l’alimentaire », s’insurge le porte-parole de la première industrie du pays. Or, les entreprises sont arrivées aux limites des gains de productivité et de leurs politiques de réduction de coûts. Elles n’ont pas obtenu grand-chose en négociant des relèvements de tarifs et elles vont forcément supprimer des emplois. En cause la plus grande négociabilité accordée par la LME aux distributeurs, et surtout le flou de ce texte qui empêche qu’il soit appliqué vraiment. Pour le président de l’Ania, la LME n’a « pas favorisé la concurrence entre enseignes ». Il souhaite que la loi soit maintenant amendée pour que sa lecture par les juges soit facilitée et déplore qu’aucun jugement concernant les distributeurs n’ait pour l’instant été mené à son terme. La flambée des prix agricoles et des consommations intermédiaires tombe bien mal au moment où la consommation donne des signes de faiblesse et où la compétition sur les marchés extérieurs s’avive. Mais ce n’est pas avec les idées d’indexation – qui sentent l’économie administrée, selon le président Buisson - que l’on améliorera les choses.
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