Il n'y a pas d'âge pour lancer une start-up. C'est l'un des enseignements du second colloque HEC agroalimentaire auquel ont assisté environ 250 personnes, le 24 novembre à Paris. Renaud Paquin, l'un des intervenants, créateur de mon-marche.fr, qui livre des produits frais en direct de Rungis, a ainsi créé l'entreprise à plus de cinquante ans, poussé par sa fille de sept ans qui ne comprenait pas que seule sa maman travaille. De nombreuses starts-up étaient à l'affiche de l'événement, et elles ont, chacune à leur façon, raconté leurs succès et leurs difficultés. Le témoignage de Gaétan Laederich, créateur de Vaïvaï (eau de coco), a mis l'accent sur un incident qui peut frapper des produits nouveaux. Un concurrent a ainsi profité de la jeunesse de l'entreprise pour tenter de faire croire aux distributeurs que l'aventure Vaïvaï était terminée. Une mésaventure qui a fait finalement plus de peur de que mal, mais qui montre bien que l'éclosion d'une start-up ne tient parfois qu'à un fil. D'autant que la plupart des intervenants ont fait état de la frilosité des banques à leur égard. La présence d'Antoine Baule, directeur général de Lesaffre, venu expliquer le fonctionnement de petites unités innovantes très autonomes au sein du groupe, prouve que l'« esprit start-up » peut aussi irriguer des entreprises multinationales, à condition de leur laisser une très grande liberté. Parmi les autres temps forts du colloque, on retiendra l'intervention de Louis Le Duff, dont le franc-parler assure toujours le succès lors de ce genre d'interventions, et celle de Jean-Louis Beffa, président d'honneur de Saint-Gobain. En forme de clin d'œil aux nombreux HEC présents dans la salle, Louis Le Duff a rappelé que les meilleurs élèves issus des meilleures écoles devenaient prisonniers du système des grands groupes et n'entreprenaient pas. À bon entendeur… MD
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