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L’année écoulée est à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire du brasseur hollandais, présent en France depuis 1972 après le rachat d’une brasserie à Strasbourg : le groupe déjà numéro un des ventes en valeur depuis 2008 est depuis 2012 devenu leader en volumes avec une part de marché de 26,3% (25,7% en 209) devant son rival le plus proche, Carlsberg avec 25,8% (27,7% en 2099) et loin devant AB-Inbev (passsé de 8,7% à 9,7% en 4 ans). « Cette performance s’appuie sur une offre premium renforcée et une croissance soutenue de ses quatre marques stratégiques, Heineken, Pelforth, Affligem et Desperado », a expliqué devant la presse Pascal Sabrié président d’Heineken en France. Il dit récolter « les fruits de sa stratégie de valorisation initiée il y a plus de 10 ans autour d’un portefeuille de marques stratégiques ». Elles ont toutes progressé en 2012 avec une croissance volume moyenne de 4,2 %. Heineken, marque référente du marché, a connu une croissance de 3 %. Les autres marques ont également progressé : +2 % pour Pelforth, +6,4% Desperados et +21 % pour Affligem.
Poursuite des investissements
Cette stratégie basée sur les marques premium a contribué à la transformation du marché brassicole en un marché de valeur ; la France étant aujourd’hui le seul pays au monde où la majorité du volume se fait par le haut de gamme à hauteur de 53%, contre 40% en Europe de l’Ouest et à peine 18% dans le reste du monde, où les qualités standards dominent encore largement. Une politique d’autant plus payante, selon le groupe, que ces résultats « s’inscrivent dans un contexte volume particulièrement difficile pour le marché de la bière avec une baisse de 30 % de la consommation per capita en trente ans et de nouvelles contraintes liées au contexte fiscal (augmentation des droits d’accise) et à la crise économique ». Le groupe veut continuer à innover avec le lancement d’une nouvelle marque SOL le 1er avril, bière mexicaine par excellence, l’une des toutes premières bières brassée historiquement au Mexique indépendant et qui s’inscrit dans le positionnement premium. « Avec ce lancement, Heineken a pour ambition de développer le marché des bières mexicaines en France », précise Ludovic Auvray, directeur marketing, misant sur sa qualité rafraichissante et à teneur modérée en alcool (4,5%) . Elle sera rejointe par Pelforth Radler, un nouveau concept de boisson qui ambitionne de créer un nouveau segment de marché destiné aux consommateurs recherchant des produits faiblement alcoolisés (2,5 %). Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires 2012 de 1,77 milliard avec un portefeuille de 15 marques de bières et sa filiale à 100% de distribution France Boissons pour approvisionner les cafés, hôtels et restaurants.
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