Abonné

Brasserie / Restructuration Heineken licencie plus de 200 personnes

- - 3 min

A l’annonce de mauvais résultats des brasseurs européens succède celle des restructurations. Heineken France va tenter d’optimiser ses usines dans le cadre d’un projet de « redéploiement industriel ». Au plan international, le groupe souhaiterait s’étendre en Amérique latine.

Petite forme dans le monde brassicole. Après l’annonce d’une baisse considérable de son résultat net en 2004, par rapport à 2003 – -33% à 537 millions d’euros – Heineken France s’est lancé dans un projet de « redéploiement industriel » qui vise à réallouer des volumes de production entre les sociétés du groupe. Ce plan passe par une restructuration de ses effectifs et la suppression de plus de 200 emplois, sur les 3 000 personnes travaillant dans les cinq sites industriels d’Heineken dans l’Hexagone.

204 emplois

Le site de Mons-en-Baroeul sera en première ligne avec une suppression de 91 postes. Quelque 25 salariés sur 233 seraient licenciés dans la brasserie Heineken de Schiltigheim (Alsace), 58 sur 384 employés par la brasserie Fischer dans la même ville , et 30 sur 161 que compte la brasserie de La Valette à Marseille. Aucune suppression d’emploi n’interviendra sur le site de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Heineken France assure qu’il ne laissera « aucun de ses collaborateurs face à son problème d’emploi ». L’impact social du projet sera « compensé par des mesures d’âge (préretraites et CATS -cessation d’activité des travailleurs salariés), des mesures de mobilité et des reclassements adaptés », précise le groupe.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

« -25% en 25 ans »

« Nous évoluons sur un marché de la bière qui va mal depuis un certain nombre d’années avec un recul de 25 % de la consommation en 25 ans. En 2004, le marché a encore chuté de 6 %. Face à cela, nous devons nous adapter à l’évolution du marché », justifie Corinne Goff-Lavielle, directrice de la communication d’Heineken. Il faut donc «  optimiser les procédés industriels, réduire les coûts et investir dans un vaste programme de relance du marché », explique-t-elle. Mais «  lorsque l’on réaffecte des productions, on diminue le nombre de lignes (de production) et donc le nombre de personnes ».

Bavaria

Dans le même temps, la rumeur du rachat par le groupe néerlandais de Bavaria, premier brasseur de Colombie, persiste, même si elles ne sont pas confirmées. SABMiller et InBev feraient aussi partie des repreneurs éventuels. Le colombien a produit environ 22 millions d’hectolitres en 2003.