Abonné

Syndicalisme Henri de Benoist mis en examen, Unigrains réagit

- - 3 min

Le 7 avril, Henri de Benoist, président de Céréaliers de France et d’Unigrains, a été mis en examen dans le cadre de la procédure du juge Henri Pons concernant le financement du syndicalisme agricole. Dès le lendemain, Unigrains publiait un communiqué dans lequel le fonds financier des céréaliers et son président répondent aux trois points qui leurs sont reprochés.

Henri de Benoist avait été placé en garde à vue le 6 avril au matin dans les locaux de la brigade financière à Paris, selon une source judiciaire. Il a été ensuite placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de rencontrer les autres mis en examen. Les motifs invoqués sont «l’abus de confiance et l’abus de biens sociaux», selon une source proche du dossier.

D’après le communiqué d’Unigrains, Henri de Benoist s’est attaché à défendre le fonds sur les trois points qui lui sont reprochés. D’une part, le versement de subventions à la Confédération nationale de l’élevage, lui permettant ainsi de s’acquitter de sa cotisation à la FNSEA. Il a rappelé que la FNSEA était à l’époque le seul syndicat représentatif en agriculture. Par le paiement des cotisations de la CNE, qui ne disposait pas de ressources suffisantes, « les éleveurs ont pu s’organiser et être présents à tous les niveaux de décision au sein des organisations professionnelles et auprès de la Commission européenne.»

Améliorer la visibilité du secteur agricole

En ce qui concerne le second point, l’aide financière apportée à l’installation d’un bureau de représentation de la FNSEA à Bruxelles, Unigrains répond que celle-ci «a permis d’assurer la représentation des agriculteurs français au niveau européen».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Enfin, l’aide au financement du cinquantenaire de la FNSEA « a été dictée, affirme Unigrains, par la nécessité d’accroître la visibilité du secteur économique agricole à qui il est trop souvent reproché de ne pas suffisamment communiquer.»

Le fonds que préside Henri de Benoist rappelle que « les décisions prises par les comités de gestion l’ont été avec la participation systématique des représentants de l’État (Agriculture, Finances, Budget) en application du principe de solidarité professionnelle entre céréaliers et éleveurs et en exécution de la convention signée avec l’État en 1983, régulièrement renouvelée jusqu’en décembre 2003.»