Dans une interview sur une radio, le ministre de l’Agriculture a laissé entendre que les semenciers pourraient traiter au Gaucho les semences de maïs destinées à l’exportation.
Les producteurs de semences de maïs sont particulièrement inquiets de la suspension du Gaucho sur tournesol. Avec ses 50 000 ha de maïs destinés à produire des semences chez 4 000 agriculteurs et ses 25 usines de production, la France est quasiment la seule productrice de semences pour toute l’Europe, dont un grand nombre de pays a autorisé le Gaucho. «La décision de suspension des traitements de semences Régent et Gaucho obligera les sociétés implantées en France à délocaliser les outils industriels liés à ces technologies dans les pays où elles sont autorisées» craint le syndicat des semenciers de maïs (Seproma). Pourtant, dans une interview donné à RTL le 27 mai, Hervé Gaymard a laissé entendre que les semenciers pourront continuer à enrober les graines de Gaucho qui sont destinée à l’exportation :« à partir du moment où le Gaucho est autorisé dans un pays tiers, à partir du moment où les conditions de traçabilité de la production et de l’utilisation sont respectées, il n’y a aucune raison que ces exportations ne puissent pas se poursuivre» a-t-il déclaré. En revanche, pour l’instant, le ministre ne s’est pas prononcé sur le devenir des stocks de report de semences traitées au Gaucho. Il y en aurait 20 000 quintaux, ce qui représentent 20 millions d’euros. Qui va payer ?
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