« Je voyais les agriculteurs qui manifestaient à Bruxelles. Ils manifestaient contre les supermarchés. Nous, si on veut manifester parce que la forêt et la terre sont détruites, on manifeste contre qui ? », a interrogé Hindou Oumarou Ibrahim, coordinatrice de l'Association des femmes peules autochtones du Tchad (AFPAT), lors d'une conférence sur le changement climatique à Paris, le 8 septembre. Elle explique la détresse des agriculteurs tchadiens : « Nous n'allons pas au bureau pour avoir un salaire et n'allons pas au supermarché pour avoir à manger. On cultive la terre, c'est notre supermarché et ce qui va nous donner notre salaire. (…) Ce que j'attends de Paris ? Un accord équitable et contraignant, pas un accord politique », a-t-elle soutenu.
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