Environ 85 % des fleurs coupées achetées en France sont importées, déplore un collectif de professionnels de la filière qui organisera le 27 juin une Journée de la fleur française pour sensibiliser le grand public à cette situation. Chasses aux bouquets de fleurs, ateliers, portes ouvertes, banquets : une centaine d’événements seront organisés dans l’Hexagone pour « fêter la fleur locale et de saison » et demander aux consommateurs « d’aider à réimplanter la culture des fleurs en France ». Cofondé en 2017 par une floricultrice du Nord, Hélène Taquet, le Collectif de la fleur française rassemble des producteurs, des fleuristes et quelques grossistes qui croient possible de redynamiser la production française. Le collectif fleurs françaises, qui compte quelque 220 membres, ne se consacre qu’aux fleurs coupées, secteur particulièrement menacé. Sa première initiative a vu la création d’un annuaire des acteurs de la filière travaillant avec de la fleur française afin de les mettre en contact. Il s’inscrit dans le mouvement du Slow Flower qui promeut les productions locales dans le monde. Pour la Journée de la fleur française, Hélène Taquet reconnaît s’être inspirée du "Lonely bouquet day" (journée du bouquet solitaire). Cette opération, qui se déroule depuis plusieurs années en divers endroits du monde, vante la joie procurée par les fleurs. L’édition 2021 aura lieu, elle aussi, le 27 juin.
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