Paradoxe, au moins apparent. Au même moment, à Bruxelles, l’Union européenne parvenait avec le Japon à un accord de principe au sommet sur la libéralisation des échanges bilatéraux prévoyant par exemple une ouverture, selon un mécanisme au demeurant complexe, du marché de ce pays à ses exportations de viande bovine, tandis que ses négociateurs poursuivaient, non loin de là, des pourparlers commerciaux avec le Mercosur considérés comme une sérieuse menace par les éleveurs de l’UE, français notamment. Perdant, gagnant ? Difficile de mesurer l’impact final de cette mondialisation sur l’agriculture européenne. Il est clair, cependant, que les régions ou secteurs dits sensibles ont de quoi s’inquiéter. Comment assurer à la fois l’avenir de filières comme le vin, qui ne peuvent que tirer des avantages de l’internationalisation des échanges, et celui de producteurs qui tentent de faire vivre leurs fragiles régions ? Comment concilier le « verdissement » des pratiques et la course à la compétitivité imposée par la multiplication des concurrents ? Faut-il inventer quelques subterfuges dans la mise en œuvre des accords de libre-échange, comme cherche à le faire le Canada dans le cadre du Ceta pour protéger son secteur laitier ? Doit-on imaginer une Europe (plus ou moins) verte à deux vitesses ? Questions pour l’heure sans véritables réponses.

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