Les producteurs africains d’huile de palme se mobilisent contre le « dénigrement » visant cette culture, accusée de détruire les forêts et de menacer la santé humaine, s’inquiétant que le succès d’un label « sans huile de palme » ne condamne à terme les planteurs. Répliquer aux accusations: c’était le grand objectif du premier congrès africain de l’huile de palme (APOC) qui s’est tenu mi-juin à Abidjan à l’initiative du gouvernement ivoirien et de l’Association interprofessionnelle de la filière en Côte d’Ivoire (AIPH). Après plusieurs jours d’échanges, les participants ont adopté une « déclaration d’Abidjan » pour défendre la culture du palmier à huile, présentée comme un facteur de développement et un moyen de lutter contre l’insécurité alimentaire en Afrique. Les producteurs africains (seulement 3,8 % de la production mondiale) cherchent à se démarquer de l’Asie sur les deux sujets les plus brûlants, environnement et santé, craignant de faire les frais de critiques qui concerneraient surtout, selon eux, l’Indonésie et la Malaisie (86 % de la production mondiale). Dans cette « déclaration d’Abidjan », la filière africaine, dominée par les industriels, s’est engagée aussi à défendre le « bien-être » des planteurs. Le prochain rendez-vous est prévu fin 2013 dans la capitale politique ivoirienne Yamoussoukro, pour tenter de décliner concrètement cette profession de foi.
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