Un juge de l’exécution de Nanterre a condamné vendredi la Société financière du caoutchouc (Socfin) à payer 140 000 euros à des Camerounais pour ne pas avoir transmis des documents qui pourraient établir les liens du groupe avec l’entreprise Bolloré, selon un jugement consulté par l’AFP. Les 145 riverains dénoncent l’exploitation de palmiers par la Socapalm (Société camerounaise de palmeraies) près de leur lieu de vie. Selon eux, elle condamne leur accès à des terrains et lieux de sépulture, et pollue les eaux dont ils dépendent. Or, ils assurent que la Socapalm est contrôlée par le groupe Bolloré via la holding belgo-luxembourgeoise Socfin, ce qui soumettrait le géant industriel français au « devoir de vigilance » sur ses activités. Une loi de 2017 oblige les plus grandes entreprises à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et l’environnement chez leurs sous-traitants et fournisseurs étrangers. La décision du juge d’exécution est « la première victoire concrète qui se base sur la loi de responsabilité sociale des entreprises, même si c’est par ricochet, par une liquidation d’astreinte », se félicite leur avocat, Me Fiodor Rilov.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : la filière s’accorde pour inclure l’œnotourisme dans le PSN
Ouvrir une ligne œnotourisme dans le Plan stratégique national (PSN) : la filière s’est accordée le 8 avril pour…
Pesticides : prison ferme pour trafic contre un fournisseur et un maraîcher
Le 7 avril, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné l’apporteur d’affaires Alain Hebrard et le maraîcher…
Pesticides interdits : des exploitations agricoles perquisitionnées en Charente-Maritime
Une dizaine d’exploitations agricoles de Charente-Maritime ont été perquisitionnées dans le cadre d’une enquête sur la…