L’Association interprofessionnelle de l’olive (Afidol) veut miser l’année prochaine sur la création d’une identité française caractérisée par la diversité des produits, et pouvant ainsi concurrencer l’offre étrangère.
L’Afidol vient d’annoncer qu’elle avait décidé cette année de créer deux identités visuelles « Huile d’Olive de France » et « Olive de France ». Celles-ci permettront aux consommateurs de différencier l’offre française de l’offre italienne ou espagnole. Depuis l’obtention en 1994 de la première AOC, l’indication de l’origine française n’était possible que pour les produits ayant reçu cette appellation.
La France représente 0,5% de la production mondiale
L’huile d’olive française représente actuellement en volume 0,5 % de la production mondiale (contre 50 % pour l’Espagne et 25 % pour l’Italie). Elle a vocation d’être un condiment plus qu’une matière grasse pour la cuisson et sa reconnaissance vient ainsi de la diversité de l’offre. On peut à présent répertorier des dizaines d’huiles différentes, que l’on peut regrouper en trois grands groupes, le fruité vert, le fruité mûr et le fruité noir. Chaque fruité correspond à une cuisine différente et le fruité noir reste une spécificité française.
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Le problème de l’huile d’olive française reste la distribution. Son prix ne permet pas de distribution dans les grandes enseignes excepté quelques épiceries fines. L’Espagne, l’Italie ou encore la Grèce, qui produisent en plus grandes quantités concurrencent fortement la France et restent les huiles les plus consommées en France. Le président de la commission Communication, Olivier Nasles, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Paris le 7 décembre, a témoigné d’une crainte concernant la nouvelle Pac et donc l’effet que vont avoir les aides sur les prix des huiles étrangères.
De plus, cette année, les intempéries ont induit une baisse de la production par rapport à 2003. Seules la Corse et la région niçoise n’enregistrent pas de baisse. Le Président d’Afidol, Raymond Gonfond, a cependant déclaré que la production des jeunes arbres a légèrement compensé cette baisse.