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Nanomatériaux Huit ONG demandent des mesures d'urgence

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Huit ONG ont adressé une lettre ouverte au gouvernement français le 17 juillet demandant "la mise en place urgente de mesures de précaution" concernant les nanomatériaux, du fait des "risques pour la santé et pour l'environnement" qu'ils présentent. Ces organisations demandent d'"interdire temporairement les nanoparticules de dioxyde de titane présentes dans le colorant E171", un additif utilisé communément dans l'industrie agroalimentaire et cosmétique pour blanchir et opacifier des dentifrices, confiseries ou plats préparés.

Elles réclament cette interdiction "le temps de mettre sur pied une procédure plus générale d'autorisation de mise sur le marché" de ces particules de très petite taille, présentes dans de nombreux produits de consommation courante.

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En avril, l'agence sanitaire Anses avait appelé à étudier les effets sur la santé de l'additif alimentaire E171 (dioxyde de titane), après une étude de l'Inra mettant en évidence son rôle dans l'apparition de lésions pré-cancéreuses chez le rat.

France Nature Environnement, Agir pour l'environnement et les six autres ONG appellent aussi à davantage de "contrôles" pour "veiller au respect de l'obligation européenne d'étiquetage" quand des nanoparticules sont présentes dans des produits alimentaires, biocides et cosmétiques.