Sur un marché de la mixologie occupé quasi exclusivement par les Anglo-saxons, la start-up française a lancé sa première gamme de premium mixers en 2019, produite à Cognac à base d’ingrédients bio et locaux et d’arômes naturels. Hysope travaille aussi avec des grands noms des spiritueux pour les aider à trouver leur cocktail idéal.
Passionné de gastronomie, Meriadec Buchmuller a lancé Hysope en 2019. Alors que l’alimentation est en phase de transition vers plus de naturalité, de traçabilité, de proximité… son idée était d’offrir une gamme de premium mixers au marché du cocktail haut de gamme, lui aussi en quête de produits plus authentiques. Sur un marché de la mixologie en forte croissance, mais occupé quasi exclusivement par les Anglo-saxons, la start-up se distingue par son approche mêlant production locale, naturalité des recettes et ingrédients bio. Les arômes, tous naturels, sont extraits à Grasse et la production se fait au cœur des vignes du Cognac. « Tous les grands fabricants s’interrogent sur le moyen de faire consommer leurs alcools purs, la solution passe par les cocktails », souligne Meriadec Buchmuller. En septembre, Hysope a sorti sa première production de cinq recettes, quatre tonics (classique, concombre, fleur de sureau et citron) et un ginger beer, soit un total de 40 000 bouteilles. Une première fournée qui a reçu un accueil plutôt encourageant de la part de ses clients, les bars, les restaurants, les hôtels, mais aussi la grande distribution haut de gamme. Hysope travaille également avec des grands noms des spiritueux, tels que Moët Hennessy et Grey Goose (Groupe Bacardi) qui « sont à la recherche de nouveautés dans leur "drinking strategy" et sont intéressés à l’idée de trouver le prochain "perfect serve" », explique Meriadec Buchmuller.
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Hysope a financé ses débuts grâce à une mise de fonds du fondateur, soutenus par des amis proches, parmi lesquels des business angels. À eux tous, ces derniers détiennent « un peu moins de 20 % du capital », le solde étant entre les mains de Meriadec Buchmuller. Le fondateur prévoit d’atteindre « le point mort au printemps 2021, avec a minima 15 000 bouteilles par mois, contre 5 000 par mois, seulement deux mois après le lancement ». Pour passer à la vitesse supérieure, il se posera la question, dès 2021, de l’internalisation de la production. Le dirigeant compte également lancer d’autres recettes « pour suivre les nouvelles tendances du marché ». Et Hysope va également produire à la demande d’un client qui s'est engagé à acheter 15 000 bouteilles par an. « Je suis plutôt dans une logique d’investissement », confirme-t-il. Une politique de développement qui ne passera pas forcément par l'entrée de nouveaux actionnaires, mais plutôt par de la dette.