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Fruits transformés / Innovation I.D Fruits se lance dans la 4e gamme en GMS

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Spécialiste du fruit frais, filiale du groupe Stalaven, I.D Fruits a réalisé en 2004 un chiffre d’affaires de 7,4 millions d’euros, porté à près de 10 millions avec l’acquisition récente de la société Mélifrais. Déjà implantée en RHF avec ses gammes de fruits frais prédécoupés, l’entreprise vise aujourd’hui les linéaires de 4e gamme de la GMS. À terme, elle souhaite réaliser 30 % de son activité en GMS.

Filiale du groupe Stalaven, la société I.D Fruits est sur le point de commercialiser ses fruits frais prédécoupés et emballés dans les linéaires de 4e gamme de la grande distribution. «  Nous avons initié le marché sur le réseau autoroutier depuis 2002. Aujourd’hui distributeurs et consommateurs sont mûrs pour accueillir ces produits », explique le directeur général Jean-Pierre Piriou. Uniquement commercialisée en restauration hors foyer jusque-là, dans les sandwicheries principalement, les coupelles operculées de fruits frais ne représentent pour le moment que 5 % de son chiffre d’affaires. En misant sur la grande distribution, I.D Fruits espère voir cette activité atteindre 30 % d’ici trois ans, sous marque I.D Fruits ou sous marque distributeur.

Un partenariat industriel stratégique

Afin de pouvoir proposer tous types de produits, dont les plus juteux comme l’ananas, l’entreprise a choisi le format barquette pour sa gamme de 6 références : 4 « monofruits » – ananas, orange, pomelos et melon (selon la saison) – et 2 « multifruits » composés de fruits de saison ou exotiques. À l’avenir, la société compte également élargir son offre à d’autres produits saisonniers comme la nectarine et la poire. Les produits actuellement proposés au circuit de la GMS, sans jus et sans conservateurs, bénéficient d’une durée de vie de 8 à 10 jours. L’objectif d’I.D Fruits serait d’atteindre une DLC de 12 à 13 jours. Dans ce but, afin d’être en adéquation avec les exigences de la grande distribution, un partenariat a été mis en place avec une société de recherche et développement et de transfert technologique : Scalim. Développée par les créateurs de la société Soleco – connue pour sa marque Florette et revendue depuis au groupe coopératif Agrial –, la société a notamment acquis son expérience dans les process de fruits de 4e gamme aux Etats-Unis.

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En 2004, I.D Fruits a réalisé un chiffre d’affaires de 7,3 millions d’euros (+ 28 % par rapport à 2003), réalisés à hauteur de 95 % dans le circuit de la restauration commerciale et collective. Jusqu’ici, les salades de fruits frais ont représenté 80 % des ventes. Le reste de son activité se partage entre les fruits cuisinés (15 % des ventes) – coulis et autres préparations culinaires à destination de la RHF – et les desserts, dont des compotes et un tartare de fruits. Pour assurer son développement, la société a procédé à l’agrandissement de son site de production en novembre dernier, dans le cadre d’un plan d’investissement de plus de 1,5 million d’euros échelonné sur trois ans. L’entreprise, portant sa superficie à 3 000 m2 et sa capacité de 3 000 tonnes par an (contre 1 800 auparavant), s’est ainsi préparée à accueillir les outils industriels de la société Mélifrais, récemment acquise par le groupe Stalaven et spécialisée comme I.D Fruits dans la transformation des fruits.

Avec Mélifrais, le CA atteindra près de 10 millions d’euros

Afin de regrouper l’ensemble de la production sur le site d’Yffignac, l’usine de Mélifrais est ainsi destinée à être fermée dans un souci de recherche de compétitivité sur une activité basée sur des process essentiellement manuels. «  L’effet volume dans notre métier est vital », confirme Jean-Pierre Piriou. Si le groupe a proposé à la totalité du personnel de Mélifrais de rejoindre l’usine d’Yffiniac, il a par contre été confronté à la difficulté de convaincre les employés de quitter la région Nord. «  Au mieux, je pense qu’entre 10 et 20 % seulement du personnel finiront par nous suivre », déplore Jean-Pierre Piriou. En intégrant Mélifrais, le chiffre d’affaires d’I.D Fruits devrait friser les 10 millions d’euros.