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Éthanol de seconde génération IFPEN et CNRS recherchent des microorganismes digérant la cellulose

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L’institut français du pétrole - énergies nouvelles (IFPEN) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) vont rechercher des micro-organismes capables de digérer de la cellulose et de la transformer en éthanol de seconde génération, a indiqué l’IFPEN le 12 septembre.

Un projet appelé « Biomines », sélectionné dans le cadre de l’appel à projets « Bio-Matières et Énergies » de l’Agence nationale de la recherche, a été confié à l’IFPEN et au CNRS. Biomines vise à explorer la biodiversité microbienne dans le but de développer les procédés de transformation de la cellulose en alcool.

Travailler sur des microflores issues de sols ou de composts 

La transformation biochimique de la biomasse lignocellulosique en biocarburants est une opération complexe qui nécessite, d’une part, la transformation en sucres de la cellulose à l’aide d’enzymes, et d’autre part, la conversion du glucose en alcool grâce à des levures, rappelle l’IFP.
Le projet, d’une durée de quatre ans, vise la réalisation de ces deux réactions par le même micro-organisme, principalement bactérien, pour gagner du temps et réduire le recours aux équipements industriels, donc les coûts de production. La tâche de Biomines a pour objet d’identifier un tel micro-organisme et de chercher les moyens de l’améliorer. Afin de maximiser les chances de découvrir des micro-organismes intéressants, des microflores issues de sols ou de composts seront enrichies par culture sur des substrats lignocellulosiques, tels que la paille, le peuplier prétraité ou encore des résidus d’hydrolyse. Ce dernier substrat « est utilisé pour isoler des micro-organismes capables de dégrader la cellulose récalcitrante », précise l’IFPEN.
Le projet Biomines vise également à rechercher de nouvelles enzymes de dégradation de la biomasse plus performantes que celles actuellement connues, grâce à la métagénomique. Cette technique consiste à séquencer l’ADN de l’ensemble des micro-organismes présents dans l’environnement étudié, en s’affranchissant des étapes d’isolement et de culture des souches.

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