Tout comme le Président de la République, son ministre de l’Agriculture indique dans un entretien à Agra Presse, vouloir aborder son An II en « passant à une autre phase ». Il compte bien laisser derrière lui le temps de gestion des crises et aller de l’avant plutôt que de colmater les brèches. Cette semaine écoulée lui aura sans doute mis un peu de baume au cœur, avec l’annonce probable d’un dénouement heureux pour le volailler Doux, dont les difficultés ont mis à jour les faiblesses des industries alimentaires bien au-delà du simple secteur de la volaille. Nombre de dossiers restent encore en suspens, comme Gad, Fralib, Pilpa, sans oublier Spanghero ou Fraisnor. Ces deux dernières sociétés invoquent le scandale de la viande de cheval pour justifier leurs difficultés les ayant conduites, la première à une liquidation judiciaire, sort peu enviable qui menace la seconde après sa période de redressement. On peut en discuter. Mais le fait est que cette affaire a largement empoisonné la première année du ministre de l’Agriculture et également de son ministre délégué à l’Agroalimentaire. On comprend qu’ils souhaitent tourner la page. Les professionnels également et la charte anti fraudes qu’ils ont décidé d’adopter vise à les y aider. Là encore rien n’est joué, car la confiance des consommateurs sera difficile à reconquérir. Il faudra faire davantage appel à une grande solidarité dans les filières plutôt qu’à la méthode Coué. Justement Stéphane Le Foll affirme que son plus grand regret de l’année écoulée est de ne pas avoir consacré suffisamment de temps aux filières menacées. Il a donc du grain à moudre, d’autant que le fameux accord de médiation arraché dans la filière laitière montre déjà ses limites tant sa mise en œuvre pratique se heurte encore à la défense des intérêts catégoriels. 

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