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Réforme des chambres d’agriculture « Il faut éviter les formules obligatoires » selon Edouard Balladur

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Réunis en session, le 28 avril à l’APCA, les présidents des chambres d’agriculture ont voté une délibération « à l’unanimité moins 4 abstentions et un vote contre » pour notamment « élaborer dans chaque région un projet de réorganisation d’ici le 23 septembre 2009 pour une mise en œuvre à partir de 2010 ». Cette réflexion vise conjointement à améliorer l’organisation en réseau des chambres d’agriculture pour qu’elles forment un véritable groupe. Cinq chantiers sont identifiés.

«Il faut éviter les formules obligatoires et ne pas procéder de façon autoritaire et autocratique », selon Edouard Balladur, ancien Premier ministre, invité à intervenir devant les présidents des chambres d’agriculture réunis en session à Paris, le 28 avril.

Le président du comité pour la réforme des collectivités locales commentant le plan d’action de la réforme des chambres d’agriculture a pris l’exemple de la région Rhône-Alpes, forte de 5 millions d’habitants, où « une chambre d’agriculture unique » ne serait pas « suffisante ». « Cela dépend de la taille de la région », a-t-il ajouté, rejetant le principe repris par les chambres de commerce de supprimer l’échelon départemental. L’ancien Premier ministre, qui propose une nouvelle organisation des collectivités territoriales applicable en 2014, a conforté les élus des chambres d’agriculture à bouger. Dans cette nécessaire réforme, les chambres d’agriculture ne partent pas de rien : elles ont commencé à faire évoluer et à moderniser leurs organisations dès 2005 sous l’impulsion de Luc Guyau, président de l’APCA. Pour autant, leurs responsables sont convaincus qu’il est nécessaire d’accélérer le tempo.

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« Il y a de moins en moins d’agriculteurs mais leurs demandes sont de plus en plus diversifiées », résume Luc Guyau. « Ce mouvement de réforme est ambitieux et nous avançons dans la même direction au sein du groupe chambres d’agriculture, en veillant à ce que la nouvelle organisation que nous dessinons, avec des dispositifs régionaux et interdépartementaux renforcés, serve bien l’objectif d’un meilleur service de proximité et de plus d’innovation », assure-t-il. Pour être « plus à l’écoute, plus efficace et plus innovant », les présidents ont voté en faveur d’une nouvelle phase de la réforme qui comprend deux engagements majeurs. Il s’agit d’élaborer dans chaque région et dans les Dom un projet de réorganisation d’ici le 23 septembre 2009 pour une mise en œuvre à partir de 2010 et achevée en 2011. Améliorer l’efficacité du groupe chambres d’agriculture passe aussi par cinq chantiers d’accompagnement de la réorganisation régionale. L’objectif est notamment de faciliter le partage de compétence entre plusieurs chambres d’agriculture à l’échelle régionale et nationale. Concevoir une douzaine de services nationaux mutualisés (diagnostics énergétiques, développement de l’agriculture biologique, épidémiologies et avertissements, création et reprises des entreprises agricoles, suivi en commun de la réglementation...) est au programme.