Abonné

Porcs Il pourrait y avoir une affaire Doux en filière porcine, selon la FNP

- - 3 min

Lors d’une conférence de presse de rentrée qui se tenait à Paris le 5 septembre, Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine (FNP), a passé en revue les chantiers prioritaires de la filière.

«Les outils d’abattage sont en surcapacité. Il pourrait y avoir une affaire Doux dans le secteur de la filière porcine », a déclaré Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine (FNP), lors d’une conférence de presse qui se tenait à Paris, le 5 septembre. Une situation qui, selon lui, pourra être évitée si les entreprises «  se mettent autour de la table ». En priorité, il rappelle que « la restructuration est urgente ». Depuis 10 ans, on maintient « péniblement notre production à 25 millions de porcs par an ». Les outils industriels sont en surcapacité. Les bâtiments d’élevage nécessitent aussi de nouveaux investissements. La mise aux normes des bâtiments des truies gestantes doit être effective au 1er janvier 2013. Pour le moment, les experts tablent sur 10% de cessation d’activités pour les éleveurs français. A la mi-juillet, l’enveloppe d’aides à la mise aux normes était entamée de 15 millions sur les 25 millions d’euros. « Il y a eu un sursaut des demandes d’aides à partir du moment où les éleveurs ont compris que Bruxelles n’accorderait pas de report de la date échéance du 1er janvier 2013 ». L’enveloppe globale d’aides à la mise aux normes n’est plus suffisante. La filière porcine attend un retour du ministère de l’Agriculture fin septembre-début octobre concernant ces aides. Par ailleurs, la FNP affirme que nos voisins européens sont dans une stratégie de « bluff » sur l’avancée des travaux pour éviter le contentieux à Bruxelles. Aux dernières nouvelles, dix-huit pays ont déclaré que 100% de leurs élevages seraient aux normes. Pour cinq pays, c’est plus de 90% qui le seront, deux autres États affirment que 70 à 89 % des élevages seront en règle. Seuls deux pays ne se sont pas encore prononcés.
 
Les énergies renouvelables ne sont pas prioritaires
« Je n’ai rien contre les énergies renouvelables, mais il faut déjà que les élevages fonctionnent », affirme Jean-Michel Serres. L’annonce des céréaliers concernant la création d’un fonds de 100 millions d’euros pour les éleveurs est plutôt bien accueillie. « Mais il faut que ça se concrétise ». Pour les éleveurs, la priorité est d’investir pour moderniser les bâtiments et être plus performants. Néanmoins, Jean-Michel Serres rappelle qu’en France, les éleveurs sont bien avancés « techniquement ». Une autre des priorités de la filière porcine est la promotion de la marque Viande porcine française (VPF). « Le consommateur dans son acte d’achat doit aller vers nos produits », suggère le président de la FNP. Concernant la répercussion du prix au consommateur, il explique que 25% de la carcasse sont destinés à faire de la viande fraîche. « Sur ces produits, il n’y a pas de problème. Le problème porte plutôt sur la charcuterie ». Parallèlement, les éleveurs de porcs attendent du président de la République qu’il s’exprime aussi sur la question de la main d’œuvre dans les abattoirs lors de sa visite au Space (salon international de l ‘élevage), le 11 septembre.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.