Après la pause estivale, le flou persiste, inquiétant. Londres et Bruxelles intensifient leurs pénibles négociations, mais n’excluent pas un Brexit sans accord qui, affirme Theresa May pour se rassurer, « ne serait pas la fin du monde ». Le départ du Royaume-Uni rend plus complexes que jamais les négociations sur le prochain cadre financier de l’UE, notamment sur la Pac qui en serait la première victime, quoi que tente de faire croire la Commission européenne avec sa présentation biaisée des chiffres en prix courants. À cela s’ajoutent des tensions politiques, liées notamment à la menace de l’Italie de bloquer ces pourparlers budgétaires si ses exigences sur la crise migratoire ne sont pas entendues. La trêve commerciale que Jean-Claude Juncker aurait conclue fin juillet avec Donald Trump soulève également de sérieuses interrogations, le premier assurant que la libéralisation des échanges agricoles bilatéraux n’est pas à l’ordre du jour et le second clamant l’inverse. L’augmentation des achats européens de soja américain fait partie de ce très théorique armistice, mais le récent arrêt de la Cour de Justice de l’UE sur les nouvelles biotechnologies indispose Washington. Washington qui, en revanche, se targue d’un compromis avec le Mexique sur la révision de l’Accord de libre-échange nord-atlantique (Aléna), auquel le Canada devrait se joindre si, notamment, un compromis est trouvé avec les États-Unis sur sa très protectionniste politique laitière. Et, au passage, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, rappelle que son pays est tout à fait disposé à négocier un accord de libre-échange avec les Britanniques « dès qu’ils seront prêts »…
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