La pression pour limiter le marketing télévisé sur les produits alimentaires ne se relâche pas du côté des associations. Le collectif de 22 associations et fédérations représentant les diabétiques, les obèses, parents d’élèves, responsables de restauration scolaire, etc., espéraient obtenir les mesures de protection des enfants annoncées par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot en février, notamment la disparition des publicités pour les produits les plus gras, salés et sucrés aux heures de grande écoute des enfants. Et le collectif se félicitait de ce que, « bien qu’avec retard, les professionnels de l’agroalimentaire ont défini une position de principe consistant à réserver les publicités au seuls produits dont l’intérêt nutritionnel est démontré ». Mais, avant même qu’un « accord équilibré » n’ait été trouvé, déplore le collectif dans un communiqué, le ministère de la Culture a rédigé, avec les seules régies publicitaires, une charte pour faire barrage à ce projet. Christine Albanel s’apprêterait même, selon les associations, à la faire avaliser en réunion interministérielle, « sacrifiant tout projet d’encadrement publicitaire au profit d’une liste à la Prévert de mesurettes sans intérêt ». Attachées à la prééminence du ministère de la Santé sur ce dossier, elles voient là un échec des tentatives d’autorégulation de Mme Bachelot et demandent en conséquence que la loi fasse passer les mesures promises.
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