Nicolas Sarkozy a dévoilé le 27 octobre à Poligny (Jura) les grandes lignes du plan d’aide promis par le gouvernement aux agriculteurs. Celui-ci s’avère essentiellement conjoncturel, avec une aide de 650 millions d’euros et des prêts à taux bonifié (de 1 % à 1,5 %) à hauteur d’1 milliard d’euros. Le plan inclut notamment l’exonération des charges patronales sur les travailleurs saisonniers dues à la Mutualité sociale agricole, le remboursement de la TIPP, de la TICGN (taxe sur le gaz) et de 75 % de la taxe carbone. L’annonce de ce « plan massif », s’avère avant tout un constat d’impuissance. Ce qui est indispensable pour de nombreux acteurs de la filière agricole, c’est bien le renforcement des outils de régulation. Sur ce point, Nicolas Sarkozy a dû se contenter de dire qu’il demanderait « lors du Conseil européen du 30 octobre, que la Commission européenne propose, dès le début de 2010, un renforcement effectif des outils de régulation des marchés laitiers ». Bref, pour la principale question à résoudre, Nicolas Sarkozy ne peut qu’espérer gagner le rapport de force à Bruxelles. Vu l’affaiblissement du poids de la France depuis de nombreuses années, on peut douter de sa réussite. Et lorsque le président de la République a soutenu la deuxième nomination de José Manuel Barroso à la tête de la Commission, on ne l’a pas entendu remettre en cause le bilan du Portugais, dont il déplore les conséquences aujourd’hui.

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