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Production porcine Inaporc : Coop de France, le CRPB et le Sniv bloquent les financements

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L’interprofession de la filière porc est en arrêt depuis que Coop de France bétail et Viande, le Comité régional porcin de Bretagne et le Syndicat national des industriels de la viande bloquent les financements.

Lors du dernier conseil d’administration de l’interprofession de la filière porc (25 novembre), Coop de France Bétail et Viande, le Comité régional porcin de Bretagne (CRPB) et le Syndicat national des industriels de la viande (Sniv) ont décidé de bloquer les financements de cette interprofession. Tant qu’un accord ne sera pas trouvé sur la mention du pays d’origine des produits issus du porc, ils exerceront leur veto sur les futures dépenses à engager. C’est une « stratégie », explique Gwenaëlle Diana, chargée de mission chez Coop de France, car « seule la Fédération des industriels charcutiers traiteurs (Fict) » refuse de ratifier cet accord sur la mention d’origine. « Notre but est d’essayer de faire signer l’ensemble des maillons, tout en respectant les statuts et les règlements de l’interprofession », continue-t-elle. Comme toute décision doit être prise à l’unanimité, ce veto des trois membres d’Inaporc paralyse le fonctionnement de l’interprofession. Il s’applique du dernier conseil d’administration au prochain (15 décembre).

Un budget en suspens jusqu’au 15 décembre
« Le budget est mis en suspens, mais toutes les dépenses engagées avant le 25 novembre perdurent », souligne Gwenaëlle Diana. Le Sniv fait part, dans un communiqué de presse du 29 novembre, du côté « inacceptable » de la proposition de la Fict, c’est-à-dire « limiter l’indication d’origine aux seuls tracts promotionnels de la grande distribution ». Il précise que ce « débat » sur l’indication d’origine « revêt une importance stratégique essentielle pour l’interprofession comme pour la filière ; cet enjeu justifie la position forte que le Sniv-SNCP a dû adopter. » Le Sniv, « face à cette situation de blocage », conclut : « Soit la Fict rejoint ses partenaires sur l’accord, soit le ministre de l’Agriculture devra mettre en œuvre les dispositions qu’il a fait adopter dans le cadre de la LMA, en rendant obligatoire par décret l’étiquetage d’origine sur l’ensemble des produits de charcuteries ».

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