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Inarix déploie sa solution d’analyse de la qualité des grains auprès des agriculteurs

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La solution d'analyse qualité des grains d'Inarix en temps réel permet une meilleure gestion des stocks. Crédits : © Inarix

Inarix va déployer, directement auprès des agriculteurs stockeurs, sa solution globale d’analyse qualité du grain qui leur permettra de qualifier leur production dès la sortie de la moissonneuse batteuse. 

Inarix, spécialiste d'une technologie d’analyse des grains de céréales basée sur l’IA, va déployer sa solution globale qualité et gestion du grain, jusqu’à présent réservée aux organismes stockeurs, directement auprès des agriculteurs stockeurs à la ferme. Ces derniers pourront ainsi qualifier leur production en temps réel dès la sortie de la moissonneuse batteuse. « Il s’agit de la seule solution au monde qui permette de faire de l'analyse qualité et la gestion de stockage à la ferme dès la sortie de la moissonneuse, juste avec un smartphone. Et le niveau de maturité technologique de notre solution nous permet aujourd’hui de la déployer à l’ensemble du marché. Le but étant de créer de la valeur pour la filière céréales, en permettant une optimisation des flux logistiques et une meilleure stratégie d’allotement dès la sortie de moissonneuse », explique Maxime Chevalier, responsable marketing chez Inarix. 

Concrètement, grâce à l’application sur son téléphone, l’agriculteur pourra à partir de deux photos de grain obtenir le résultat d’analyse qualité en temps réel et le stocker selon le taux de protéines. Et grâce à son interface, il pourra partager ses données avec un partenaire et ainsi créer un réseau de l’ensemble des points de collecte, avec des gains logistiques et de coûts d'exploitation intéressants. « Selon nos calculs, l’optimisation peut aller jusqu'à 15€ la tonne, donc ramené une tonne de blé à 250€, c’est autant de points marge », ajoute Audric Chauveau, le responsable produit.

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Aujourd’hui, Inarix est présent chez 70 clients et sur environ 1000 points de collecte d’organismes stockeurs en France et à l'international. « En 2024, nos clients ont réalisé 300 000 analyses avec notre solution et nous avons analysé plus de 50 % de la récolte d’orge de brasserie en France », précise Maxime Chevalier. Historiquement présent sur la filière orge de brasserie, Inarix a ensuite progressivement élargi sa solution d’analyse sur le blé tendre, et plus récemment sur le blé dur. La société a également une activité à l’international, avec une présence dans une quinzaine de pays, essentiellement sur des malteries en Australie, au Mexique, ou encore au Danemark, qui représente entre 10 et 20% de l’activité.

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« Notre stratégie vise à déployer cette solution complète en France sur la récolte 2025 et à partir de la récolte 2026 de l’étendre aux pays où la gestion du stockage ferme est très développée. C’est le cas notamment aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Allemagne, des pays dans lesquels il existe beaucoup moins de silos de collecte qu’en France et plus de stockage à la ferme », explique Maxime Chevalier. 

À moyen terme, Inarix pourrait chercher à développer d’autres projets. « Technologiquement nous sommes la seule entreprise à disposer d’autant de données sur le grain dans le monde, et celles-ci ne sont pas exploitées sur le marché aujourd’hui. Ce que nous faisons pourrait être assimilé à de la biométrie à l’échelle d’un grain et le volume des données que nous exploitons ouvre un énorme champs des possibles », précise ce dernier. 

La solution d’Inarix vient s’inscrire dans un marché des céréales assez tendu. « En s’adressant aujourd’hui directement aux agriculteurs, Inarix compte surtout apporter une réponse concrète à une problématique de la filière France où la valorisation des céréales est compliquée et qui impacte directement le revenus des agriculteurs. Loin de prétendre être l’unique solution, nous pensons en apporter une partie, pour re-spécialiser les silos, pour réduire les coûts des plateformes de collecte, notamment celles qui ne sont ouvertes que quelques semaines dans l’année, et pour accompagner le développement du stockage à la ferme avec une approche professionnelle », conclut Maxime Chevalier.